Ecrire, c'est pour mieux se remémorer.
Je me trouve assise, seule, dans la plus grande obscurité de la nuit, le vent frappant violemment mes joues.
Je sens que mon c½ur ne bat plus comme il devrait : les battement se font de plus en plus forts, j'ai peur, je ressens la mort m'appeler pour la rejoindre, je l'aperçois sous sa véritable forme.
Chaque rapprochement provoque une secousse dans mon c½ur, et je me sens partir...
Et je me sens mourir...
Entre la vie et la mort, là haut tout là haut, je me trouve à l'intérieur d'une bulle flottant dans les airs au dessus de la terre.
J'aperçois le monde de tout là haut, des milliers de voitures circulant sur la route, parcourant leurs chemins, des milliers de personnes marchant dans les rues d'un point à un autre.
Pleins d'êtres connectés au monde : se lever le matin pour obtenir de l'argent d'une manière ou d'une autre, pour s'alimenter dans le seul but de survivre, le moteur de la vie.
La plus atroce réalité de la vie dans la quelle on vit, c'est la voir sous sa véritable forme.
Et c'est la que je la voyais, elle aussi flottant à l intérieur d'une bulle. Comment en suis-je arrivée à me retrouver là ? Je la voyais, à ma gauche, à la fois si près et si loin de moi ; nous deux, flottant... en cet instant, je me sens connectée à elle, je ressens toutes ses angoisses, toutes ses peurs, ses ressentis, la vie à travers ses yeux. J'ai peur, très peur, le mal me traverse, un mal si intense, les battements de mon c½ur se faisaient de plus en plus faibles. Les quelques bonnes choses auxquelles je croyais s'étaient envolées. Tout ce dont elle m'avait parlé auparavant, je le vivais... Je ressens la mort, elle m'appelle à elle ! Je ne m'étais jamais posé la question de savoir si demain matin, en ce nouveau jour, mois et année, je me relèverais.